Historique.
Le mot treillage vient de « treille ». Plantation de vignes sous laquelle on peut circuler. Le premier rapport avec la vigne est souligné par l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert au XVIe siècle.
Définition.
Berceau fait de perches de charpentes ; on les construit avec des perches de saule ou d’osier. L’apogée du treillage se situe au XVIIe siècle sous l’impulsion de Lenotre pour la réalisation des jardins de Versailles, un métier émerge, le menuisier des jardins mêlait les techniques de toutes les corporations du bois, à savoir ébéniste, menuisier, tonnelier, charron, charpentier. Cette corporation, à force de travail, de recherche a su créer un véritable art, maintenant appelé l’art des jardins et des treillageurs.
Vocabulaire :
On distingue deux sortes de treillages naturel ou artificiel, les premiers se font à partir d’arbrisseaux dont les tiges, soigneusement dressées par la taille est conduite pour former des berceaux. Ce qui nous intéresse présentement c’est le treillage artificiel réalisé à partir d’une ossature bois pour former une construction inspirée par l’architecture gréco-romaine. Nous retrouvons des pilastres, des colonnes, des chapiteaux, des cintres.
Bois utilisé.
L’essence utilisée pour les échelas ou lattes peuvent être en chêne, en frêne ou en châtaignier (c’est l’essence la plus utilisée au 18ème siècle), maintenant nous utilisons des bois exotiques ou des résineux autoclaves.
Utilisation
Le treillage trouve naturellement sa place à l’extérieur, soit contre un mur pour supporter la végétation, soit à l’entrée ou sortie d’un jardin, pour souligner un espace, mais on peut utiliser des compositions à l’intérieur, jardin d’hiver, hall, salon, de réception.
La restauration ou la reconstitution à l’identique font également partie de notre activité.

